Les limites de l’Ubérisation

L’épisode récent du pic de pollution en Île-de-France montre la nécessité de faire du transport particulier public de personnes une priorité, comme alternative à la voiture individuelle.

La loi du 1er octobre 2014 a grandement contribué au développement de ce secteur d’activité qui est aujourd’hui un de ceux qui créent le plus d’emplois en Île-de-France.

Le conflit qui oppose les chauffeurs de VTC à la multinationale américaine montre à l’évidence les limites du phénomène d’Ubérisation qu’on nous a présenté depuis plusieurs années comme le nouvel eldorado économique.

Ma conviction reste la même : dans le transport de personnes comme dans tous les autres secteurs économiques, il faut que le travail soit rémunéré à sa juste valeur.

Si le transport de personnes doit se développer dans notre pays, cela ne doit pas être sur le dos des chauffeurs qui ont de plus en plus de mal à vivre décemment.

L’autre face de l’Ubérisation est malheureusement trop souvent l’augmentation d’une précarité qui ne dit pas son nom.

Il en est de même dans le secteur des taxis, où les locataires ont toujours été les oubliés du secteur.

Je regrette à ce titre le retour en arrière opéré aujourd’hui par l’Assemblée nationale.

En 2014, j’avais permis de les faire sortir de leur précarité à travers la création d’un statut de locataire-gérant. Cette disposition a été remise en cause dans la loi Grandguillaume.

Cette avancée sociale qui était une vieille revendication des organisations sociales a tout simplement été vidée de son sens et les a ramenés de fait à leur statut d’exploités.

Ce recul montre que le combat contre la précarité au travail reste plus que jamais d’actualité dans le secteur des taxis comme dans celui des VTC.

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